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I-E-V : Intro-Extra-Version. Ici je vous livre mes états d'âme, mes joies ou mes déceptions...quelques photos...des textes...ma vie de tous les jours...journal intime ou thérapie en ligne?

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PROFESSION : PRECAIRE

Dans mon travail actuel, j’ai deux activités principales : la remise à niveau d’adultes et les bilans de compétences. Je ne bosse que 2 jours par semaine donc je ne fais beaucoup, ni de l’un, ni de l’autre. Mes collègues sont débordées alors on me donne leurs créneaux sur le groupe d’adultes, mes activités bilans se réduisent doucement mais sûrement. La remise à niveau ce n’est vraiment pas ce que je préfère, ce n’est pas le travail en lui-même mais la façon de le faire.


Les bilans, les techniques de recherche d’emploi, les conseils socio-pro c’est beaucoup plus mon truc, heureusement puisque j’ai été formée pour ça.


Mais aujourd’hui, je fais ce que l’on me demande. Mon contrat se termine dans 15 jours et je ne refuserais surement pas une prolongation, j’ai besoin de bosser, comme tout le monde, même dans la précarité.


C’est là le gag, je rencontre des demandeurs d’emploi mais au final, je suis tout autant dans la galère qu’eux, parfois même plus avec mon RSA… Et pourtant, je m’efforce de les renseigner, de les motiver, de leur indiquer des pistes, des trucs… Et de tout ce que je dis, qu’est ce que je m’applique à moi ? Rien ou presque ! Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés, c’est vrai.


La motivation, les matins où je dois me lever, se fait de moins en moins présente. Dans ces conditions je ne sais pas comment je peux avoir la conscience d’aller bosser, comment je peux me regarder dans une glace et me voir comme une professionnelle. Je n’arrive pas à m’investir, à mettre en place quoi que ce soit. Je me sens plus bouche-trou qu’autre chose. Un jour « fais-ci, fais-ça », le lendemain : « tiens non finalement tu feras ça » et puis « tu devais bosser toute la journée ? Ben rentre plutôt chez toi, ça fera moins d’heures à payer ».

Ils auraient tort de ne pas le faire, je fais partie de ces salariés qui sourient et disent amen. L’autre jour ma chef m’a même demandé de faire une journée bénévolement, ce que j’aurais fait si elle n’avait pas elle-même changer d’avis pour autre chose…


Je me sens plus proche des gens que j’accompagne, c’est certain. Mais est en partageant leur galère au plus près que ça m’aide à les aider efficacement ?? Pas sûre.


Tout ça devrait me motiver pour chercher autre chose, même pas. Et fin septembre je vais sans doute re-signer, une excuse comme une autre pour ne pas m’y mettre … Une fois plus, l’adage se vérifie : fais ce que je dis, pas ce que je fais. Et encore une fois je sais ce que j’ai à faire et : rien !!


C’est l’heure de partir bosser.

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P
Bien triste ce billet ma Shy... :-(<br /> <br /> Qu'est-ce qui te paralyse ? La peur de rater, de l'énergie inutile ? Le découragement d'avance ?<br /> <br /> Bon, en attendant, c'est clair que quand on est docile, rares sont les employeurs qui n'en profitent pas :-/
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S
<br /> Je ne sais pas Plouf. Peut être un peu de tout ça et peut être aussi le fait que je n'aime pas avoir à me vendre. Et je crois que j'ai perdu l'habitude, ça fait bientôt 10 ans que je n'ai pas eu à<br /> postuler quelque part et à l'époque je n'avais pas galérer comme on peut le faire maintenant.<br /> <br /> En fin de formation, dans la dynamique de groupe, j'ai envoyé pas mal de candidatures...pour avoir des réponses négatives, pas même un entretien. Il m'en faut peu pour me décourager et chaque refus<br /> a été une énorme déception. Je suis comme ça, je postule quelque part et je me vois déjà travailler, alors quand je ne suis même pas retenue, forcement ça me touche. Ca me le faisait même à<br /> l'époque ou je postulais pour des postes de caissières, d'aide à domicile ou autres boulots qui ne m'attiraient pas plus que ça. Mais quand j'ai été prise, à chaque fois c'était comme si j'avais<br /> gagné au loto!<br /> <br /> Peut être un peu de tout ça donc, sauf que je ne sais pas, surtout un gros manque de courage et de motivation, je suis dans l'attente, comme si ça allait me tomber tout seul sur le pif. Et peut<br /> être aussi la peur de l'inconnu, aller bosser avec des nouvelles personnes, de nouvelles fonctions, peur de ne pas savoir répondre aux attentes, que l'on m'en demande beaucoup... pas évident<br /> surtout quand on ne se sent pas vraiment compétente...<br /> <br /> En fait, je sais pas trop <br /> <br /> <br />