I-E-V : Intro-Extra-Version. Ici je vous livre mes états d'âme, mes joies ou mes déceptions...quelques photos...des textes...ma vie de tous les jours...journal intime ou thérapie en ligne?
Voilà 2 ans que mon ex est parti, un an et demi que nous ne nous voyons plus au quotidien, un an que je l’ai vu pour la dernière fois et qu’il a été odieux, m’a fait du chantage pour sa pouffe…
Je me croyais libérée de lui maintenant, je pensais qu’il ne pouvait plus rien me faire, plus avoir d’emprise sur moi.
Mais aujourd’hui, il me demande de l’aider. Bien sûr il précise « si tu es d’accord »…
Et là, je ne sais que lui répondre, je suis là devant mon écran à me torturer le cerveau pour savoir quoi faire.
Je devrais lui dire non, je ne devrais pas entretenir de lien avec lui. Ah…dire non, si je savais le faire…
Depuis que j’ai eu son mail, je me sens obligée de l’aider, j'ai l'impression que je ne peux faire autrement.
Je ne supporte pas ce poids, cette boule dans ma gorge. Je me sens mal, je me sens tiraillée entre ce que je sais devoir faire et entre ce que je ne peux m’empêcher de faire.
J’ai l’impression d’être toujours soumise, de ne pas avoir pu me défaire de son emprise. Ca me fait mal, c’est affreux de me sentir emprisonnée comme ça alors que je me croyais détachée de lui.
Je me sens comme un animal domestique qui ne sait pas se soustraire de l’autorité de son maitre. Il siffle, je rapplique malgré tout le mal qu’il a pu me faire. Il demande et j’obéis.
Je suis sûre que la plupart des gens ne se poserait même pas la question de savoir que faire, ils l’enverraient bouler. Ca doit sembler ridicule tout ça. D’ailleurs c’est ainsi que je me sens, une moins que rien qui ne peut même pas envoyer balader son bourreau.
En y réfléchissant, je me dis que lui, pour moi, il ne prendrait même pas la peine de me répondre, il ne se poserait même pas de question sur la moindre aide qu’il pourrait m’apporter.
A tous les coups, c’est sa pouffe qui a du lui souffler à l’oreille de me contacter, à eux deux, ils ne sont plus à une petite manipulation près…
Ils ont fait ça durant des années, un peu plus, un peu moins…ils ne voient surement pas les choses comme ça…
Il doit penser que je lui dois bien ça. J’entends déjà ses paroles si je refuse : « t’es pas sympa, t’es pas gentille… ».
Ca peut sembler rien, mais il n’en faut pas plus pour me faire culpabiliser, pas plus pour que je lui cède et l’aide.
Sauf que je dois garder en tête le pourquoi de sa demande. Il a des soucis avec un de ses employés, surement qu’il compte sur moi pour un témoignage contre lui. Il m’a bien fait du chantage au profit de sa pouffe, fait rédiger des mensonges…
Le comble serait tout de même que je le laisse abuser de sa position de patron et que je cautionne, que je lui facilite les choses alors que pour une fois, quelqu’un lui met le nez dans sa m…
Je ne suis pas dupe, je sais que pour en arriver à de tels problèmes avec un salarié il a poussé le bouchon trop loin, malgré ce qu’il pourra dire, je sais qu’il est avec ses subordonnés comme il l’était avec son ex-femme, je sais qu’il n’est motivé que par le pouvoir, que par une volonté de dominer en écrasant. C’est sa façon à lui de se rassurer, de se sentir supérieur.
Et dans ce cas précis, je sais qu’il a abusé, qu’il a été irrespectueux alors je ne vais pas défendre ça, pas l’aider à montrer qu’il est un chef respectable et équitable, comme il devrait l’être vu la charte de son magasin.
Ce qui est dingue c’est que je culpabilise à l’avance à l’idée de le décevoir. Faut vraiment être conditionnée, j’en ai marre de toujours vouloir me faire bien voir, de toujours vouloir être appréciée… Mais quand est ce que j’aurais 2 milligrammes de caractère ?