I-E-V : Intro-Extra-Version. Ici je vous livre mes états d'âme, mes joies ou mes déceptions...quelques photos...des textes...ma vie de tous les jours...journal intime ou thérapie en ligne?
Chez lui, nous nous promenions au milieu des bambous et des feuilles sèches après avoir réparé une serre emportée par le vent.
Alors que je m’amusais avec un bambou doré à faire de la musique sur un bambou vert tombé sous des vents plus anciens, nous avons entendu un bruit sortir du milieu d’un fourré.
Il y a un an, lors de ma première visite en ces mêmes lieux, de dessous les ronces avait émergé un beau lièvre qui ne me connaissant pas s’était enfui alors qu’il tolère le maitre des lieux. Comme j’y repensais justement un peu plus tôt dans l’après midi, je me disais que peut être il nous referait l’honneur de pointer ses grandes oreilles.
Le lièvre ne doit plus habiter dans les ronces près de la ruche, car du buisson formé autour du vieux prunier, ce n’est pas lui que j’ai effrayé avec mon tam-tam improvisé. Roux comme mes copains les écureuils qui dévoraient les noix sous mes yeux en septembre, la queue portée en un panache flamboyant et quelques éclairs de noir et de blanc de-ci, delà, c’est bien maitre renard qui est parti en courant, abandonnant sa cachette. Le pauvre, il s’est sauvé à toute vitesse mais quelle grâce, quelle beauté et quel plaisir de le voir de si près.
Toutefois je pense qu’il reviendra, car il sait que là, au paradis des animaux, personne ne viendra l’embêter ou le chasser. A part de temps en temps deux humains en promenade, voir un gros matou qui se prend pour un explorateur mais qui ne s’amusera pas à lui dérober des campagnols
Je me prends à rêver, qu’au printemps, devant nous, s’ébattra toute la famille goupil : Mr et Mme et tous les petits renardeaux, heureux de découvrir le monde à l’abri de ce petit coin de forêt.